Salut à tous,
Il m’a semblé, à vous lire tous, que ce qui se dessine sur les vins à mettre en barriques ressemble assez à ce que j’en pense. Le Merlot va gagner à passer quelques mois en barrique. L’Ange et l’Hic est composé de 75 % de merlot, un vin dur et un peu chaud dans sa jeunesse, qui se patine bien avec l’élevage et gagne en complexité aromatique. Le Cabernet Sauvignon suit un peu la même tendance, mais il est plus mystérieux, car s’il a aussi une belle structure tannique, je trouve qu’il se cache beaucoup. C’est un vin peu aromatique et je trouve qu’on a du mal à deviner où il va aller et ce qu’il va proposer. On a l’impression qu’il nous réserve des surprises, bonnes ou mauvaises. A voir. En tout cas il ne faut pas s’inquiéter de son côté asséchant. Ramassés tôt ou tard, cette vigne a toujours donné des vins asséchants dans un premier temps. En 2005, ça semblait même catastrophique jusqu’à 8 mois après la mise en bouteilles ! Puis, lentement, ça s’est gommé.
En tous cas, j’ai ces 7 barriques que je viens d’acheter, elles ont élevé 2 vins, ce qui est parfait puisqu’elles apporteront encore beaucoup d’oxygénation au vin sans trop boiser les vins. Elles viennent d’un château Bordelais qui renouvelle ses barriques tous les deux ans (les pauvres…)
J’ai aussi 4 barriques que je viens de vider pour assembler Vent d’Anges 2008 et L’Ange et l’Hic 2007. Ce sont des barriques qui ont 6 et 7 ans et qui ont élevé des super merlot pour L’Ange et l’Hic.
Voici donc une proposition que vous pouvez approuver ou modifier :
4 barriques de Merlot
5 barriques de Cabernet-Sauvignon
Une barrique de Grenache
Une barrique de Syrah
Dites ce que vous en pensez. De toute façon ce choix n’est pas déterminant puisqu’on assemblera ce que l’on veut. Et il me faudra aussi des vins pour les autres cuvées.
Parallèlement, on peut réfléchir au nom de la cuvée. Nous avons pris le parti, pour nos cuvées déjà crées, en bouteilles ou en vrac, de donner des noms qui contiennent le mot ANGE dans un jeu de mot plus ou moins tiré par les cheveux (d’ange, évidemment)
Ainsi, il existe ou a existé : Vent d’Anges, L’Ange et l’Hic, La vie d’ange, Envie d’ange pour une vendanges tardive de grenache élevée 3 ans en barriques…en vidange (c’est à dire sans remplir la barrique au fur et à mesure de l’évaporation du vin. Technique destinée ce qu’un voile se crée sur le vin et qu’il s’ oxyde lentement, mais Olif le Jurassien en parlerait mieux que moi) Bon, ces vins là existent, et on a d’autres noms en réserve pour de futures cuvées. Mais, pour notre cuvée collective, il n’y a AUCUNE OBLIGATION de mettre le mot ange dans le nom. C’est vous qui choissisez.

Idem pour le format de l’étiquette. Pour l’instant, nos deux cuvées de rouge ont des étiquettes très larges et peu hautes qui font presque le tour de la bouteille. On peut garder ce format ou faire tout autre chose.
Et qu’est ce qu’on met sur l’étiquette ? Dessin, collage, photo, rien ? Fait on une étiquette moderne, graphique, classique ? Que de questions qui méritent dans un premier temps de ne pas se fixer de limites. Peut-être que ce serait bien que chacun envoie sur le blog les étiquettes qui leur plait, ça permettra de défricher le terrain.
Réfléchissons et proposons !
Je suis assez d’accord pour l’usage du bois, ces cuvées méritent de toute façon un peu de bois, ne serait ce que pour l’oxygénation.
Quand aux étiquettes, celles du domaine sont très réussies.
Bonjour à tous,
C’est un plaisir de vous lire! Vos notes de dégustations sont ma référence à cette étape de l’élaboration de ce vin collectif. Je suis de l’autre côté de l’océan, au Québec. Notre belle monopole, la SAQ, m’a donné du fil à retorde et je n’ai donc pas pu déguster les différents échantillons. La proposition du nombre de barriques me semble un bon choix.
Je me mets sur la réflexion du nom de la cuvée et de l’étiquette.
À bientôt!
Puisque le vin peut avoir des effets desirables (dixit l’etiquette du domaine !!!), pourquoi ne pas appeler la cuvée » Le Pas d’Ange Heureux » ?
En attendant vos propositions, je vous salue…
Frederic
La proposition de Renaud me convient tout à fait. Je serais d’ailleurs bien embêté si je devais en faire une autre. L’usage de la barrique en tant que contenant, sans chercher à boiser un vin, ne me pose aucun problème sur de tels cépages tanniques qui nécessitent de l’élevage et de la micro-oxygénation pour se révéler.
Pour l’étiquette, on peut effectivement creuser dans le sens « pas de danger-pas dangereux », comme un pied de nez aux empêcheurs de boire-en-rond, ou alors chercher un nom qui mette en avant l’élaboration collective de la cuvée. J’aime bien le format actuel des étiquettes du Mazet, ce serait dommage d’en changer et de ne pas garder l’identité du domaine.
Pour l’Envie d’Ange, j’avoue que je suis extrêmement curieux d’y goûter un jour. L’élevage oxydatif est mon royaume!